arret en grappe

Arrêt en grappe ou arrêt en file ?

La circulation sur la voie publique avec un groupe d’enfants (ou d’adultes) est parfois source de stress, de contraintes, voire d’angoisse, pour les élèves comme pour les éducatrices et éducateurs ! En même temps, ces moments sont très formateurs et indispensables pour l’apprentissage de la mobilité à vélo, premier engin de déplacement sur le réseau routier, accessible dès l’enfance.
Cette mise en situation est également nécessaire pour valider le bloc 3 du SRAV (Savoir Rouler A Vélo).
Bien entendu, certains prérequis doivent être validés avant d’aborder des situations réelles sur route ouverte à la circulation : validation du bloc 1 (Savoir Pédaler) et éventuellement du bloc 2 (Savoir Circuler), si les élèves circuleront en semi-autonomie, taux d’encadrement, préparation de l’itinéraire…
Mais cela n’est pas suffisant ! Les éducateur·rice·s encadrant une sortie sur la voie publique doivent connaitre certaines méthodes de conduite d’un groupe, et l’enseigner aux pratiquants lors de séances pédagogiques en milieu fermé.

Zoom sur deux méthodes d’arrêt en sécurité lors d’une intersection où le groupe n’a pas la priorité.
Pour ces deux méthodes, cinq élèves sont encadrés par un éducateur.

L’arrêt en grappe
Cette méthode est notamment préconisée lors de situations d’arrêts en groupe avec une forte circulation routière et lors de franchissement de carrefours à voies directionnelles multiples.
Dans le cas suivant, le groupe doit marquer l’arrêt à un STOP lors d’une intersection. Pour la voie de droite, deux files directionnelles : l’une pour aller tout droit, l’autre pour aller à droite. Le groupe présenté souhaite aller tout droit.
L’ éducateur·rice vient se positionner très proche de la ligne médiane séparant la voie de droite de celle de gauche. Les élèves viennent s’arrêter en groupe serré à droite de l’éducateur qui guide les élèves oralement pour faciliter leur placement.
Les véhicules prenant la direction (et la file) de droite peuvent le faire sans mettre en danger le groupe qui ne s’étale pas sur une longue distance et laisse ainsi les voitures « dégager » par la droite. Ainsi, le groupe peut rester arrêté, le temps que l’éducateur·rice passe ses consignes calmement pour le franchissement du carrefour.
Les véhicules souhaitant aller tout droit, dans la même direction que le groupe, sont obligés d’attendre derrière ce dernier car il utilise la largeur de la voie qu’il occupe.
Aucun véhicule n’aura la possibilité de « s’immiscer » dans le groupe. La circulation restera fluide et donc moins accidentogène.

arret en grappe
NB : selon certaines situations (type de carrefours, groupe d’élèves, problème mécanique…), ces méthodes ne pourront pas s’appliquer. Comme toute modélisation, des situations particulières exigent une adaptation obligatoire des encadrants.

L’arrêt en file
Cette méthode est préconisée lors de situations d’arrêts en groupe avec une chaussée étroite ne permettant pas à un véhicule d’en croiser un autre aisément. Elle permet aussi de faire « évacuer » les véhicules qui ne restent pas derrière le groupe et s’entassent, ce qui permet éventuellement un arrêt plus long des élèves si cela est nécessaire (repos, explication, gestion mécanique…) et si bien sûr cet arrêt n’a pas pu être réalisé en amont sur une zone de stationnement.
Dans l’illustration suivante, le groupe doit marquer l’arrêt à un STOP et tourner ensuite à droite.
L’éducateur·rice s’arrête juste avant la ligne de STOP en laissant la place d’un vélo sur sa droite. Les élèves s’arrêtent les uns derrière les autres. Le premier élève s’arrête à hauteur de l’éducateur·rice.
La position de l’éducateur·rice lui permet de guider les élèves pour qu’ils sachent où s’arrêter sur la chaussée. Il·elle peut également contrôler le groupe visuellement.
Les véhicules peuvent ainsi doubler les élèves et évacuer le croisement, permettant ainsi à l’encadrant de passer leurs consignes sans pression et sans bruit.

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NB : selon certaines situations (type de carrefours, groupe d’élèves, problème mécanique…), ces méthodes ne pourront pas s’appliquer. Comme toute modélisation, des situations particulières exigent une adaptation obligatoire des encadrants.

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